NON À LA PRATIQUE DU JET-SKI!

Suite à un arrêt de la Cours d’appel de Lyon qui invalide une interdiction du jet-ski prononcée par le préfet de la Haute-Savoie en 1989, une nouvelle réglementation sur la navigation est en cours de préparation sur la partie française du Léman.
Le groupe français de l’ASL s’est associé au collectif  “Le Léman sans jet-ski” pour s’opposer à son autorisation. Signez la pétition du collectif !

Photo Ari Bakker / Wikimedia

Suite à un  arrêt de la Cours d’appel de Lyon qui légalise la navigation du jet-ski (VMN) sur le Léman, une nouvelle réglementation sur la navigation est en cours de préparation sur la partie française du Léman. Celle-ci est confiée à la Direction départementale des Territoires de Haute-Savoie qui procède à une vaste consultation auprès des usagers du lac (professionnels, associations de protection de l’environnement).

Vu les nombreux problèmes susceptibles d’être générés par la pratique de ce sport (nuisances sonores, conflits d’usages, insécurité, dangerosité…), le groupe français de l’ASL s’est associé au collectif  “Le Léman sans jet-ski” pour s’opposer à son autorisation sur le Léman.

Partenaires du collectif:

– L’Association des pêcheurs professionnels du Léman (AAIPPLA)

– l’Association “Les Amis de la Nature”

– l’Association de Défense et de Valorisation du Littoral du Lac Léman “Lac pour tous”

– l’Association Littoral Actions Communes (LAC)

– l’Association des pêcheurs amateurs (APALLE)

– la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA)

– l’Association pour la Sauvegarde du Léman (ASL)

2014_collectif-Léman-sans-JetSki_photo1Réunion du collectif “Le Léman sans jet-ski”


Une pétition élaborée par le collectif a été mise en ligne et nous vous recommandons de la signer
(disponible sur le site du collectif: www.lemansansjet-ski.weebly.com).

 

Principales raisons de s’opposer à la pratique du jet-ski sur le Léman:

 Aspects environnementaux

– Impact sur les oiseaux aquatiques:  le Léman est un site majeur d’importance internationale pour les oiseaux migrateurs (canards, grèbes, foulques). Ils ont volé jusqu’à 5000 kilomètres pour regagner le Léman où ils trouvent nourriture et havre de paix pendant la mauvaise saison. La pratique du jet-ski ne peut que provoquer des envols répétés provoquant un gaspillage d’énergie qui leur est préjudiciable. Dérangement de l’avifaune indigène aussi.

– Impact sur les habitats riverains (roselières, grèves), vagues favorisant l’érosion des rives.

 Aspects sociaux

– Impact au travers des nuisances sonores très gênantes générées par la pratique du jet-ski (bruit discontinu, vibrations) portant atteinte au bien-être des autres usagers du lac et des riverains.

– Risques d’accidents liés à la grande vitesse des engins surtout pendant la belle saison (forte densité de nageurs et de bateaux à voile). L’intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers de quelques individus s’adonnant à ce sport.

– Impact sur les amateurs de pêche de loisir.

 Aspects économiques

– Impact défavorable sur les activités de pêche professionnelle (50 pêcheurs) et de loisir (3000 pêcheurs amateurs) dans la partie française du Léman.

– Risque élevé pour le matériel et les autres usagers. Par exemple, un pêcheur à la traine avec deux extendeurs de 50m sur chaque bord et une traine de 200m couvre une superficie supérieure à un terrain de football et se déplace à une vitesse maximum de 5km/h.

– Impact sur la qualité de vie des plaisanciers (tourisme). La conciliation entre la pratique de ces deux activités est très difficile.

En outre, se pose le problème du respect des eaux territoriales. La pratique du jet-ski étant interdite sur la partie suisse, le problème du respect des frontières se pose pour la pratique de ce sport sur la partie française du plan d’eau. Quelles possibilités de délimitations de la frontière et quel contrôle permettant de garantir le respect des eaux territoriales suisses ?

Vers une stratégie internationale de gestion des activités et des infrastructures nautique à l’échelle du Léman

La Commision internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) a réaffirmé lors de sa 53e session plénière le 20 novembre dernier, sa volonté d’engager une réflexion globale en vue d’une stratégie transfrontalière de gestion des activités et infrastructures nautiques de loisirs favorisant un meilleur équilibre avec les milieux naturels. Dans ce but, elle organise un colloque le 18 juin prochain à Lausanne associant tous les usagers du lac (www.cipel.org).