La lune, évincée par les réverbères
L’étendue de l’éclairage nocturne artificiel croît dans le monde entier puisque l’émission de lumière annuelle y augmente de 3 à 6% depuis la fin du XXe siècle.
Aujourd’hui, approximativement 80 % des humains subissent les effets de la pollution lumineuse autour de la planète. Les cours d’eau, les lacs et les rives sont particulièrement exposés car c’est là que se concentre l’essentiel de l’habitat humain.
La faune qui colonise ces secteurs est aussi largement impactée par les hauts niveaux d’éclairage artificiel qui peuvent produire une luminosité jusqu’à 70 fois plus forte que la source de lumière nocturne naturelle : la lune !
La frange littorale du Léman héberge une biodiversité très riche, mélangeant des espèces venues de l’eau et de la terre. Elle constitue aussi un espace territorial privilégié pour nos loisirs et nos déplacements (y compris nocturnes) et, bien entendu, comprend des zones urbaines très attractives. Cet attrait a notamment favorisé une multiplication spectaculaire des points lumineux publics ou privés le long des 167 km de rives et un accroissement de la pollution lumineuse.
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