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Oiseaux

Vous trouverez ici des informations sur les oiseaux que l’on peut observer sur le Léman

Chiffres clés

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hivernants
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espèces observées sur le Léman
0 ha
de zones humides d’importance internationale protégés par la Convention Ramsar
Les oiseaux du Léman

L’avifaune lémanique se divise en plusieurs grands groupes. Certaines espèces, comme le Canard colvert ou la Foulque macroule, sont présentes tout au long de l’année. D’autres ne fréquentent la région lémanique qu’à des saisons bien précises. Comme de nombreux lacs alpins, le Léman joue un rôle primordial dans les migrations des oiseaux européens. Que ce soit comme site d’escale pour les migrations automnales ou printanières, comme site de repos en hiver ou encore comme lieu de reproduction au printemps et en été, chaque période a son intérêt. Pour certaines espèces « courantes » sur le Léman, les effectifs « locaux » sont rejoints dès novembre par une grande population hivernante en provenance de Scandinavie.

Les oiseaux présents sur le lac et ses rives ne sont pas tous des canards. Ils peuvent être classés en plusieurs grands groupes (liste non exhaustive). Anatidés (Canards de surface ou plongeurs), laridés (mouettes et goélands), scolopacidés (limicoles), podicipédidés (grèbes) ou rallidés (Foulque macroule, …) tous auront leurs propres caractéristiques physiques.

 
 
 
 
 

Les oiseaux d’eau se trouvent dans la partie haute de la chaîne alimentaire. Leur présence est donc directement influencée par l’état du milieu naturel où ils se trouvent. A l’inverse, ils jouent également un rôle de régulateurs sur les étages inférieurs de la chaîne. Insectivores, herbivores, piscivores, les régimes alimentaires des oiseaux d’eau sont très variés.

Les adaptations morphologiques sont nombreuses chez les oiseaux d’eau. Si certaines, comme la membrane de protection de l’œil lorsque la tête est immergée, se rencontrent chez une grande partie des espèces aquatiques, d’autres sont directement associées au régime alimentaire.

La membreane nictitante d’un Vanneau soldat. Crédit Photo : Toby Hudson

Tout d’abord au niveau des pattes, elles peuvent être palmées ou non et situées en arrière du corps ou plutôt au milieu. Des pattes reculées permettront une meilleure propulsion sous l’eau. À l’inverse, les pattes centrées seront mieux adaptées aux espèces se déplaçant à terre

La forme du bec sera également déterminante dans le régime alimentaire et la façon de se nourrir : long et pointu pour les piscivores, plat pour les herbivores, petit et renflé pour ceux se nourrissant de mollusques….

 
 
 

Le plumage joue également un rôle déterminant pour les oiseaux d’eau. Chez la majeure partie des oiseaux, chaque plume est composée de deux parties. La base des plumes est duveteuse alors que le haut va rendre le plumage étanche. Cette doublure permet aux oiseaux d’eau de se tenir à la surface sans jamais souffrir du froid. Toutefois, certaines espèces d’oiseaux d’eau, comme le Grand Cormoran, n’ont pas le plumage étanche. Pour ce grand plongeur, le fait de pouvoir laisser l’eau entrer dans le plumage permet d’atteindre des vitesses plus élevées et de pouvoir aller plus profond pour chasser les poissons. Cette adaptation comporte des inconvénients et les cormorans doivent par exemple sortir régulièrement de l’eau afin de faire sécher leurs plumages. Contrairement à certaines espèces de canards ou de laridés qui se rassemblent en dortoir sur l’eau, les cormorans passent la nuit perchés dans des arbres en bordure des plans d’eau.

 

♣ Espèces présentes dans notre carnet de fiches de détermination (vendu dans notre boutique)

 

Podicipédidés : Grèbes

Grèbe huppé (Podiceps cristatus)

Véritable danseur lacustre, le Grèbe huppé niche normalement dans les roselières. Ces dernières années, les macrophytes se sont répandues dans les ports. Ceci a permis à une série d’espèces apparentées aux lagunes (zones d’eaux calmes protégées des vagues) de s’y installer. Le Grèbe huppé profite à merveille de ces espaces calmes et utilise les amarres des bateaux pour construire son nid. En effet, dans le milieu naturel, un nid flottant est construit en prenant accroche sur un roseau ou tout autre bout de végétation immergée. Dans les ports, les amarres insuffisamment tendues remplacent la végétation. La cohabitation entre les Grèbes huppés et les usagers des ports n’est donc pas aisée. 

Les ammarres tendues empèchent le Grèbe huppé de faire son nid et ainsi lorsqu’on part naviguer on ne détruit pas le nid.

Piscivore, le Grèbe utilise parfaitement son corps fuselé pour chasser les poissons. Au printemps, les parades sont spectaculaires. En fin de reproduction, les Grèbes perdent leur plumage nuptial pour arborer un plumage plus discret, teinté de gris-blanc. ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont visibles en hiver.

Phalacrocoracidés : Cormorans

Grand cormoran (phalacrocorax carbo)

Nouvel arrivant sur le Léman, le Grand Cormoran ne s’est pas fait que des amis. Piscivores voraces pouvant manger jusqu’à 500gr de poisson par jour, les cormorans se rassemblent en grands groupes pour pêcher. Facilement repérable sur les digues à sa manière d’étendre ses ailes lorsqu’il est au repos, le Cormoran présente la particularité d’avoir un plumage très peu étanche, ce qui lui permet de se gorger d’eau et de faciliter sa plongée. ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont observables en hiver.

 

Ardéidés : Hérons

Héron cendré (Ardea cinerea)

De retour sur les bords du Léman depuis les années 90, le Héron cendré était autrefois beaucoup plus rare dans la région. Ce grand échassier piscivore se rencontre souvent à proximité des ports ou des embouchures de rivières. Perché sur ses longues pattes, il se reconnaît à son corps gris avec un grand bec jaune. Les adultes ont la tête ornée d’une petite huppe noire. 

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont visibles en hiver. 

Crédit Photo : Kai Taimsalu

 

Anatidés : Cygnes, Oies, Canards

Cygne tuberculé (Cygnus olor)

Originaire d’Asie, les Cygnes ont été importé sur le Léman en 1837 à Genève. Il a ensuite peu à peu colonisé les rives lémaniques. Mâle et femelle se différencie par le « tubercule » présent au-dessus du bec, renflé chez le mâle et plutôt plat chez la femelle. Pour se nourrir, le Cygne bascule le corps et profite de son long cou pour brouter les plantes aquatiques au fond de l’eau. ♣

Période d’observation : Toute l’année.

Canard colvert (Anas platyrhynchos)

Le Canard colvert est incontournable sur le Léman. En période nuptiale (hiver et printemps) Le mâle se repère facilement à sa tête verte. La femelle est, elle, plus discrète. Le miroir bleuté présent sur l’aile est un bon critère pour la repérer. Une fois la période nuptiale passée, le mâle va adopter un plumage plus terne, proche de celui de la femelle. Il s’en différencie toutefois par un plumage légèrement plus sombre et un bec plus jaune que la femelle. ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont visibles en hiver.

Canard chipeau (Anas strepera)

Un peu plus petit que son cousin au col vert, le Canard chipeau tire son nom de sa tendance à aller « chiper » la nourriture des autres canards. C’est pourquoi on le rencontre régulièrement à proximité des groupes de Foulques ou de Nettes rousses.

Le mâle arbore une robe grise finement zébrée avec un miroir blanc sur l’aile. Ce miroir blanc est également présent chez la femelle et représente un bon critère de distinction pour reconnaître l’espèce. ♣

Période d’observation : Automne, hiver et printemps.

Nette rousse (Netta rufina)

Il n’y a pas si longtemps encore, il était bien rare de pouvoir observer la Nette rousse. Ce bel oiseau à tête rousse présente la particularité de migrer d’Est en Ouest et non pas du Nord au Sud comme la plupart des oiseaux. L’apparition des Nettes rousses sur le Léman n’est pas due au hasard mais à l’amélioration de la qualité des eaux du Léman suite, entre autres, à l’interdiction des phosphates dans les lessives. De fait, la diversité des plantes aquatiques a évolué et les characées, macroalgues appréciant les eaux pauvres en nutriments, se sont fortement développées. Ces macrophytes représentent la nourriture préférée des Nettes rousses. L’espèce est donc un bon bioindicateur de l’évolution de la qualité des eaux. Dans un premier temps présente uniquement en hiver, l’espèce est maintenant nicheuse sur le Léman. ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont observables en hiver.

Evolution des populations de Nette rousse en relation avec celles des characées sur le Léman.
Source : Changements des communautés biologiques littorales et piscicoles dans le Léman, 2013

Fuligule morillon (Aythya fuligula)

Le Fuligule morillon est une espèce nichant en Sibérie et migrant en Europe de l’Ouest pour l’hivernage. L’apparition des populations hivernantes des Fuligule morillons est directement liée à l’arrivée de la Moule zébrée sur le Léman, dont l’espèce est friande. L’espèce est également nicheuse depuis quelques années. Dans les groupes hivernants, le Fuligule morillon côtoie régulièrement le Fuligule milouin et le plus rare Fuligule nyroca. A noter que ces 3 espèces sont plutôt nocturnes. Elles se reposent la journée et pêchent dès le crépuscule. ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont visibles en hiver.

Fuligule nyroca (Aythya nyroca)

Visiteur d’hiver, le Fuligule nyroca est une espèce venant de Sibérie. Encore très rare au début des années 2000, ce fuligule est maintenant présent en petit nombre autour du Léman, ceci suite à un changement dans les voies migratoires de l’espèce. Les groupes hivernants restent fidèles à un site d’un hiver à l’autre. Comme le Fuligule morillon, cette espèce est plutôt nocturne dans ses activités.

Crédit photo : Kai Taimsalu

Harle bièvre (Mergus merganser)

Souvent confondu avec le Grèbe huppé, le Harle bièvre à un corps plus grand et plus allongé. La femelle est uniformément grise avec une tête brun-roux ébouriffée. Le mâle a les flancs blancs avec le dos et la tête noires. Piscivore, le Harle a les pattes particulièrement reculées pour servir de propulseur sous l’eau. Le Harle bièvre niche dans des cavités présentes dans les vieux arbres à proximité du lac. Une fois éclos, les poussins sautent du nid avant de rejoindre le lac. ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont visibles en hiver.

 

Rallidés : Foulques, Galinulles, Râles

Foulque macroule (Fulica atra)

Ceci n’est pas une Poule d’eau ! Entièrement noire avec de légers reflets argentés, la Foulque macroule a un bec blanc prolongé par une plaque frontale également blanche. Elle se nourrit en plongeant à la recherche de plantes aquatiques et des petits mollusques qui se trouvent dessus. ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont visibles en hiver.

Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus)

La Gallinule poule d’eau fréquente habituellement plutôt les roselières mais elle est également présente dans les ports. Principalement terrestre, elle se promène sur les rives ou sur les digues à la recherche de mollusques et autre macro-invertébrés. Dans tous les plumages, elle se distingue par la ligne horizontale blanche sur les flancs. Les adultes ont un bec jaune et rouge caractéristique. ♣

Période d’observation : Toute l’année, plutôt en hiver dans les ports.

 

Laridés : Goélands, Mouettes, Sternes

Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus)

Les Mouettes rieuses se rencontrent le plus souvent à proximité des plages, ports et centres urbains. Elles se nourrissent de vers, d’insectes et autres petits animaux présents dans les plantes aquatiques. S’il est facile de les observer tout du long de l’année, c’est en hiver que la population lémanique est la plus grande. Les rares couples nicheurs sur le Léman sont principalement cantonnés au delta de la Dranse (Thonon) et à la réserve des Grangettes (Valais). ♣

Période d’observation : Toute l’année, de plus grands groupes sont visibles en hiver

Goéland leucophée (Larus michaellis)

Bien plus grand que la Mouette rieuse, le Goéland leucophée est une espèce méditerranéenne arrivée sur le Léman dans les années 60. Très bien acclimatée à la civilisation humaine, l’espèce est de plus en plus répandue autour du Léman. Nichant sur les digues, sur les bateaux et même sur les toits des villes, le Goéland leucophée apporte une petite touche marine aux ports du Léman avec son long cri plaintif. ♣

Période d’observation : Toute l’année.

 

Scolopacidés : Limicoles

Chevalier guignette (Actitis hypoleucos)

Ce petit limicole est observable presque tout au long de l’année sur le Léman. Parfois appelé « hochequeue », le Chevalier guignette se promène sur les rives à la recherche de petits vers. Dans le bassin versant lémanique, l’espèce niche sur la partie haute de la vallée du Rhône, là où se trouve des zones alluviales propices à sa nidification. En période de migration et en hiver, le Chevalier guignette se rencontre tout autour du Léman où il profite des grèves calmes.

Crédit photo : Alexis Pochelon

 

Alcédinidés : Martins-pêcheurs

Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis)

En hiver, il arrive parfois d’apercevoir une fusée turquoise qui se faufile entre les bateaux au repos dans les ports. Il s’agit du Martin-pêcheur. Ce petit oiseau niche dans les falaises et berges abruptes bordant les plans d’eau. Si quelques couples nichent au bord du Léman, c’est principalement le long des rivières qu’il se reproduit plus volontiers.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vous trouverez d’autres informations sur les oiseaux du Léman dans les numéros 51, 71, 96 et 109 de notre revue trimestrielle Lémaniques ainsi que dans nos dépliants à thème, nos infographies ou dans notre rubrique hebdomadaire Une info en 60 secondes.

Identification du Canard colvert grâce aux fiches de détermination de l'ASL
Fuligule milouin
Crédit Photo : Laurent Vallotton
Canard siffleur
Crédit Photo : Alexis Pochelon
Bergeronnette grise
Crédit Photo : Alexis Pochelon
Tournepierre à collier
Crédit Photo : Alexis Pochelon
Bécasseau variable
Crédit Photo : Alexis Pochelon
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