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N° 78 : La folle invasion de la Moue quagga (2/2)

La 𝗠𝗼𝘂𝗹𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗴𝗴𝗮, vous vous en souvenez ? On vous l’a présentée la semaine dernière. Cette Moule, encore rare dans notre région il y a quelques années fait de plus en plus parler d’elle. Et pour cause ! On vous a présenté ses capacités extraordinaires à s’adapter à différents milieux. Nous vous avions promis la suite de son histoire, la voilà :

La quagga peut coloniser environ 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿𝗳𝗮𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗼𝗻𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 : des rochers aux coques de bateau, mais aussi des restes de végétaux ou de la 𝗯𝗼𝘂𝗲 ! Elle n’a pas besoin d’un substrat solide pour se fixer. Plusieurs quagga peuvent même 𝘀’𝗮𝗴𝗴𝗹𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲𝗿 entre elles, leur donnant la capacité de recouvrir entièrement un espace.

Malheureusement, son abondance a des 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗲̀𝘀 𝗴𝗿𝗮𝘃𝗲𝘀.

Comme elle se fixe partout, elle génère des 𝗱𝗲́𝗴𝗮̂𝘁𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁 pour les installations de 𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗲𝗮𝘂 ou de pompage pour l’eau potable, car elle bouche les conduits. Elle perturbe aussi les turbines ou les 𝗳𝗶𝗹𝗲𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗲̂𝗰𝗵𝗲𝘂𝗿𝘀 et peut couler des bouées de délimitation ou d’amarrage en s’y accrochant. Toutes ces infrastructures doivent être fréquemment nettoyées, ce qui génère des 𝗰𝗼𝘂̂𝘁𝘀 𝗲́𝗻𝗼𝗿𝗺𝗲𝘀.

Mais plus grave encore ! Etant très prolifique, elle menace les espèces indigènes et la biodiversité : elle se fixe sur 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗯𝗶𝘃𝗮𝗹𝘃𝗲𝘀 𝗼𝘂 𝗰𝗿𝘂𝘀𝘁𝗮𝗰𝗲́𝘀, les empêchant de se nourrir, de respirer ou de creuser des abris : certaines espèces de bivalves sont donc de plus en plus 𝗿𝗮𝗿𝗲𝘀 dans le Léman. Elle prend également 𝗹𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗲𝘀𝗽𝗲̀𝗰𝗲𝘀 qui pourraient se fixer aux mêmes endroits qu’elle.

La présence de la Moule quagga a quelques avantages : elle sert de 𝗻𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝘁𝘂𝗿𝗲 aux poissons et à certains oiseaux plongeurs. Elle peut aussi servir 𝗱’𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗮𝘁 aux petits crustacés, comme les gammares. En plus, elle filtre très bien l’eau et participe à améliorer la 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗲𝗮𝘂, favorisant le développement de végétaux en profondeur.

La Moule quagga est 𝘂𝗻𝗲 𝗲𝘀𝗽𝗲̀𝗰𝗲 𝗶𝗻𝘃𝗮𝘀𝗶𝘃𝗲, donc surveillée, mais ne peut malheureusement pas être éliminée des points d’eau qu’elle a déjà envahi. Par contre, il est fondamental de 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲́𝗴𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝗮𝗻𝘀 𝗱’𝗲𝗮𝘂 qui n’ont pas encore été colonisés.

Avant tout, il est essentiel que les usagers et usagères des lacs (navigateurs-trices, paddlers, plongeurs-euses, etc.) 𝗻𝗲𝘁𝘁𝗼𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗮𝘁𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗹 𝗼𝘂 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗲𝗺𝗯𝗮𝗿𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 en passant d’un plan d’eau à l’autre, pour éviter de transporter des larves de moules ou d’autres espèces invasives.

Informations tirées du Lémaniques n°113 et du site de la CIPEL

Crédit photo : Net’Léman – ASL et Pascal Mulattieri

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