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N°57 : Le Harle bièvre

Mais quel est donc cet oiseau aquatique habillé d’un « smoking » et qui se pavane sur les eaux du Léman ? Ce n’est autre que le Harle bièvre mâle et son plumage nuptial ! Dès décembre, comme la plupart des anatidés, le mâle revêt ce plumage afin de faire la cour à ses dames. Avec ses flancs blancs immaculés, son dos noir et sa coiffe verte foncée, on le distingue aisément des femelles. Cependant, il faut savoir qu’en dehors de la période nuptiale, femelles et mâles ont une apparence extrêmement similaire : à savoir, les flancs gris et la tête entièrement rousse.

En Europe de l’ouest, cette espèce d’anatidé est une particularité des grands lacs. Sa répartition est en effet directement dépendante des vastes plans d’eaux. Dès lors, le Léman leur confère un habitat de choix, offrant une grande surface d’eau douce et claire abritant leur nourriture de prédilection : les poissons. Essentiellement piscivore et pêcheur habile, il peut plonger jusqu’à 10 mètres à la recherche de poissons et parfois même d’écrevisses, qu’il capture grâce à son long bec denticulé ! Il lui arrive même de manger quelques moules zébrées au passage. Les roselières sont des milieux privilégiés dans sa recherche de nourriture, car de nombreux poissons y fraient, assurant ainsi la disponibilité de proies faciles.

Le Harle bièvre établi son nid de préférence dans des arbres creux et à une hauteur pouvant atteindre 12 mètres. Il lui arrive aussi de nicher dans des cavités de falaises ou des escarpements de berges. En avril-mai, la femelle peut pondre 8 à 12 œufs, qu’elle couve seule durant 28 à 35 jours. Quelques jours après l’éclosion, les jeunes Harles sont amenés à « se jeter » du nid afin de rejoindre leur habitat de prédilection.

Durant la saison estivale, ce sont les femelles nicheuses qui restent à disposition de leurs petits et des jeunes alors que la plupart des autres femelles et mâles indépendants partent en migration, en direction de la Scandinavie.

Le Harle bièvre figure sur la liste rouge des espèces menacées en Suisse. Afin de veiller au maintien et au développement de sa population, il est important de conserver les habitats naturels que constituent les roselières et les boisements d’arbres creux sur les rives des cours d’eau et des lacs. Depuis 2004, son indice d’effectif de nicheurs augmente en Suisse (vogelwarte.ch), ce qui est positif !

𝐒𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬 :

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