N °96 L’utriculaire commune : une plante carnivore indigène

L’Utriculaire commune (Utricularia vulgaris L.) est une plante carnivore de 50 à 150 centimètres de long, c’est-à-dire qu’en plus de pratiquer la photosynthèse, elle se nourrit d’animaux. Ses proies, dont notamment des insectes et zooplanctons, permettent à la plante de se procurer les nutriments supplémentaires lorsque ceux-ci ne peuvent être trouvés dans l’environnement. Cette caractéristique est un avantage de taille pour l’utriculaire lui offrant l’opportunité de coloniser des écosystèmes pauvres en nutriments tels que les marécages ou les tourbières. Une spécialisation écologique qui rend possible l’occupation d’une niche particulière dans l’environnement.

Ce macrophyte indigène préfère les eaux calmes, ne possédant pas de racines, il se pose sur le fond ou sur des algues. Les courants, même très faibles, l’emporte. C’est l’une des raisons pour laquelle cette plante ne peut pas proliférer dans le Léman. Cependant, elle a été observée à une reprise dans les eaux genevoises du Léman avant l’an 2000 (patrimoine-vert-genevois), dans une zone où le courant était absent.

Lorsque la plante est totalement submergée, elle est difficilement observable. Pendant la saison estivale, des rameaux se développent et sortent de l’eau, laissant apparaître de jolies fleurs jaunes, rendant l’observation plus aisée.

Pour capturer ses proies, l’utriculaire utilise des pièges. Elle possède des centaines de trappes munies de « poils » déclencheurs. Lorsque qu’un animal touche ces poils, la proie est aspirée et la trappe se referme à une vitesse d’un millième de seconde rendant tout échappatoire impossible. La plante digère ensuite l’animal pour récupérer les nutriments.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a catégorisée comme espèce « en danger ». En Suisse sa situation est plus alarmante en raison du nombre limité de zones humides. Ce n’est pas la récolte illégale ou même l’invasion d’espèces non-natives qui mettent en péril cette espèce mais c’est bien la destruction même de son environnement qui est responsable de son déclin. Si l’on veut préserver cette plante carnassière, des mesures doivent être prises pour protéger son écosystème, en particulier intervenir contre l’embuissonnement et l’asséchement. La mesure la plus importante pour la protection de l’utriculaire est la création d’étangs et de marécages, étant donné que nos régions ont perdu 90% des zones humides.

H Zell © Licence creative commons

Source :

infoflora, patrimoine-vert-geneve, UICN

Crédit photo :

© Licence creative commons

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